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Discussion: galerie laineuse pour brebis scribouilleuse

  1. #11
    Vétéran Avatar de la brebis
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    elle reste là devant la gare, immobile.



    Je vais monter à bord, bien sûr ça va surprendre les gens, ils vont me toiser du regard mais bon, j'ai l'habitude. Je vais faire fi de leur méchanceté, encore une fois.

    Je vais prendre le train moi aussi, c'est à mon tour. La seule question que je me pose c'est où vais-je bien pouvoir aller? Après tout peu m'importe, tant que je pars, la destination m'est bien égale.


    Je vais monter dans le train, le beau train à vapeur, l'orient express celui du lundi. Il a un charme désuet et un confort inégalé. Je vais monter à son bord et j'irais me poser à côté d'une fenêtre. Je la laisserais entre-ouverte pour profiter de la tiédeur du soir, et pour ne pas perdre la moindre nouvelle odeur. Je ne vais pas dormir, je ne veux rien louper de tous ces nouveaux paysages que je vais voir.

    Chaque jour je regarde les trains, je les vois traverser la vallée puis disparaitre dans le grand tunnel, celui qui semble couper la montagne. Chaque jour je vois l'obscurité dévorer le train et ce soir je serais dedans, je verrais enfin ce qu'il y a de l'autre côté. Je retiendrais ma respiration en attendant la lumière de l'autre bout, je compterais chaque seconde, et quand je serais enfin délivrée de la noirceur du tunnel, je verserais sans doute une larme en pensant à ma mère et mes sœurs qui n'iront jamais aussi loin.

    Le train foncera droit sur l'avenir, et je serais dedans. Je vais enfin devenir quelqu'un d'autre, voir autre chose que ces montagnes et les rues du village.

    Comment ça va être dans le train? Vais-je m'ennuyer? O Ho non je ne pense pas. Je vais regarder par la fenêtre, et quand la nuit sera tombée je regarderais les gens.
    Les hommes en train de lire leurs journaux en lissant leurs moustaches, ou dormant la bouche ouverte, leurs ronflement rivalisant avec le bruit de la locomotive.
    Les femmes vêtues de leurs belles robes pour le voyages. parlant à voix basses pour ne pas réveiller les hommes, brodant ou lisant, essayant de divertir les enfants en les faisant tenir tranquilles, attendant qu'ils s'endorment, vaincus par la fatigue et l'excitation du voyage.

    Moi je resterais là, à ma place, silencieuse, je ne dirais mot, je ne ferais aucun bruit. Je serais spectatrice silencieuse de ces bribes de leurs vies. Je penserais aux nouvelles fleurs que je vais découvrir, aux villes que nous allons traverser. Et demain au retour du soleil, les maisons seront t'elles les même que chez moi ?

    J'aimerais pouvoir rester dans le train jusqu'à la mer, une vaste étendue d'eau c'est tout ce que j'en sais. L'oncle Émilien y a déjà été, il nous l'a raconté tellement souvent, son trajet en bateau, l'aventure de sa vie. A présent j'allais vivre mon aventure à moi, pas dans un bâteau mais dans un train.
    Ce soir je vais devenir une autre.


    elle avance jusqu'à la gare.


    le lendemain:

    "gazette du midi:


    UNE VACHE PREND LE TRAIN :

    Hier soir une vache est montée à bord de l'orient express. Il a fallu plus de dix hommes pour lui faire abandonner sa place près de la fenêtre. Elle devait vouloir regarder les vaches dans les prés!"



    Nulle terre sans guerre

  2. #12
    Vétéran Avatar de la brebis
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    17/09/2007
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    voici le deuxième rp écrit sur le thème du voyage en train, mais milvort mon conseiller personnel amait mieux le premier


    lysamère et d'autres devraient aimer ce texte qui est déjà bien plus dans ma veine habituelle




    La gare, pff ça commence bien elle est déjà bondée.
    Quelle idée j'ai eu aussi de prendre un billet retour pour paris un dimanche soir, week end de pont qui plus est. Je suis une gourde parfois tout ça pour rester une heure de plus chez ma mère.
    Et puis ce bruit, plus que les gens ce qui me dérange c'est le bruit qu'ils génèrent. Un vrai brouhaha assourdissant, abrutissant qui vous donne la migraine en moins de deux.
    Partout des potiches qui hurlent dans leurs téléphones, avec l'infime espoir d'entendre l'autre au bout du fil, faut-il être bête pour téléphoner en plein vacarme et hurler dans le combiné qu'on entend rien.

    Les cris des mères affolées, rappelant leur progéniture sous leurs ailes. Tétanisées par la peur de perdre un de leur rejetons si précieux, elles s'égosillent en tentant de les faire tenir en place. Les pères désabusés qui soupirent et qui râlent, contemplant leur famille, symbole de leur vie de célibatant déchue.

    Et ces gosses, ils pleurent, ils boudent, ils réclament et font des caprices. Ils courent, crient et plus leurs mères s'époumonent plus ils font les pitres. C'est tellement drôle de se faire menacer d'une fessée qu'on aura jamais, et se s'entendre dire:" kiki revient ici non d'une pipe!"

    J'essaie de me faufiler tant bien que mal au travers de ce conglomérat humain, essayant d'éviter de marcher sur un caniche, ou d'éborgner un marmot avec ma valise. Dieu sait pourtant que l'envie de tirer un ou deux coups de pied au passage est grande. Je te les enverrais valdinguer sous un train moi ces gosses mal élevés, ça voudrait leur apprendre le respect.

    Je regarde mon billet, voiture dix-neuf, c'est bien ma veine, c'est la voiture de queue, au fin fond du quai et bien entendu je n'ai rien trouvé de mieux que de vouloir jouer les coquettes en mettant ces horribles escarpins qui me torturent les pieds à chaque pas.

    "Bon ma fille prend ton courage à deux mains et traverse moi cette gare, et vite ou tu vas commettre un génocide".

    Voiture dix neuf, j'y suis. Enfin. Ma valise qui pesait une tonne en sortant de la voiture en pèse bien cinq maintenant! Pourquoi suis-je atteinte de cette maladie qu'ont les femmes de toujours trainer dix kilos de fringues totalement superflues, alors que l'on sait qu'on ne les mettra pas en les posant dans la valise.

    Pépé essaie d'aider mamie à monter, c'est dur d'être une personne âgée et de faire piaffer d'impatience vingt personnes pressées de monter dans le train avant le départ. J'ai cru qu'elle n'y arriverait jamais, qu'il lui faudrait un monte charge. Je ne remercierais jamais assez ce jeune homme qui a fait l'effort surhumain de lui mettre les mains au derrière pour la pousser dans le wagon.

    Les portes se referment, le train démare. Je suis encore debout, serrée contre un homme de cinquante ans qui ne doit pas savoir que la douche a été inventée, mais au moins je suis dans la bonne voiture. Il ne me reste qu'à trouver mon siège, enfin avant cela je dois caser ma valise.
    Le casier prévu à cet effet déborde déjà, quelqu'un a eu la bonne idée d'y mettre deux cagettes de fleurs, il est bien connu qu'on a pas de géraniums à Paris, il faut les acheter en province, surtout quand on voyage en train, c'est tellement plus pratique.
    Rho je vient de me tacher contre la roue boueuse d'un VTT. Il ne manquait plus que ça! Ces esprits sains dans un corps sain qui prennent le train pour aller faire du sport au grand air les week end et qui polluent toutes la semaine en allant entasser leur voitures avec des milliers d'autres dans les bouchons du périf.
    Paf un coup de pied dans la roue, ça soulage, il faut se faire respecter des machines, c'est le vélo qui a commencé en tachant mon jean tout neuf.
    J'arrive enfin à caser ma valise, faudra pas que la nana des géraniums se plaigne quand elle viendra les reprendre, elle pourra faire un puzzle avec les tiges.

    J'essaye d'avancer jusqu'à mon siège. "excusez moi, pardon, désolée, excusez-moi, pardon, désolée" les trois mêmes formules de politesse reprises en boucle. Pourtant qu'est ce qu'on aimerait pouvoir lancer un:" mais tu vas pousser tes grosses fesses de là oui"! La porte électrique se referme. Comme d'habitude c'est encore sur moi, pour changer. Je force pour l'ouvrir par ce que ma chair ne doit pas être assez ferme pour leur détecteur de personnes coincées dans la porte.

    Ah, enfin mon siège est à portée de main.
    Évidement il est squatté! Un jeune couple en train se s'entrainer pour les jeux olympiques d'apnée, s'embrasse goulument à ma place. L'envie de jeter un peu d'eau froide comme pour les chiens me traverse l'esprit.

    Areum, je m'éclaircis la voix et leur lance un regard contenant suffisamment de conviction pour qu'ils partent sans broncher,et me laissent enfin m'asseoir. Ils s'étaient trompés de voitures les pauvres! On dit bien que l'amour rend idiot...

    Enfin je peux poser mes fesses sur un siège! Étendre mes jambes serait tellement agréable, mais, non les trains ont été conçus pour des gens d' un mètre quarante, trente kilos sans jambes et avec des bras immenses pour pouvoir mettre les sacs dans les porte-bagages du dessus.
    Curieusement avec mon mètre soixante dix et mes kilos en trop je suis beaucoup moins à l'aise que prévu. Qu'importe je voyage en TGV fierté nationale.

    Un retard est annoncé, déjà. Merci la SCNF de penser à nous qui sommes pressés de rentrer sur Paris, être bloqués dans un train c'est tout ce dont je rêvais ce soir. Il va falloir que je m'occupe pendant une demi heure de plus. J'ouvre mon sac à la recherche d'une occupation. Voici à droite mon roman à gauche. J'opte pour la vraie littérature et ouvre le magasine des intellos en tongs en me demandant ce qui se passe cette semaine entre Brad et Angelina.

    J'ai faim, mais le parcours du combattant qui me sépare du wagon restaurant me coupe les jambes. C'est la fainéantise qui l'emporte. Je préfère m'assoupir et dormir un peu. C'est vrai le train, c'est tellement plus reposant que la voiture.
    Nulle terre sans guerre

  3. #13
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    J'ai bien aimé les deux versions qui ne sont pas comparables. La première un peu surréaliste et empreinte de poésie est courte, avec une chute bien amenée. Marguerite, qu'elle aurait pu s'appeler ta vache! Par contre les phrases en italiques, comme des didascalies, ne me paraissaient pas indispensables.
    La deuxième plus étoffée nous rappelle les affres d'un voyage en train un jour de grand départ. C'est bien observé avec cette autodérision qui remet choses et gens à leur place! J'attendais une fin plus percutante, plus acide, même si j'apprécie l'ironie de la dernière phrase !
    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de mars 2010 à septembre 2016. Banni du 10/10/2016 au 10/11/2016

    <a href=http://www.casimages.com/img.php?i=130626011732867397.jpg target=_blank><a href=http://nsa34.casimages.com/img/2013/06/26/130626011732867397.jpg target=_blank>http://nsa34.casimages.com/img/2013/...1732867397.jpg</a></a>
    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
    Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis et que si on ferme son clapet, on a la liberté de tout dire ! Mais faudrait pas pousser tout de même !

    Ici je ne recrute plus ! Mais j'ai retrouvé un antre là: http://ensemble.poeticforum.com (demandez la clé à Cantabile)

  4. #14
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    Citation Envoyé par la brebis Voir le message
    lysamère et d'autres devraient aimer ce texte qui est déjà bien plus dans ma veine habituelle
    Clairement (même si y'a pas d'accent à Lysamere :P).
    Bien que je me serai attendue à quelque chose de plus cru au niveau vocabulaire... Ou peut-être que je le suis moi-même, et que c'est tellement "vrai" comme texte...
    En tout cas j'adhère
    Un coup de doc bien placé ça calme les vélos et les marmots xP

    RPgiste

  5. #15
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    j'avais peur de faire trop cru pour un tournoi ^^

    désolée pour l'accent
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  6. #16
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    Effectivement, on peut pas faire tout ce qu'on veut sur un forum comme celui-ci... Comme le battle "trash" qu'on voulait faire avec Kiri, qu'on a fini par annuler parce que Bibi himself préférait ne pas publier mon texte xP
    J'en ai fait une version édulcorée, mais c'est pas ça quoi...!
    Et puis j'ai toujours beaucoup de mal à remanier un de mes textes pour l'atténuer, et je pense pas être seule dans ce cas...

    RPgiste

  7. #17
    Vétéran Avatar de la brebis
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    rhoo un battle trash
    /me a des envies soudaines.....
    Nulle terre sans guerre

  8. #18
    Vétéran Avatar de Lysamere
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    C'était là : http://forum.travian.fr/showthread.php?t=38354

    Mon texte en version "forum" est posté dans ma galerie (Réminiscences de putrescence), mais il n'est que la première partie d'un tryptique, "glauque", "gore", "violent"...
    Mais plutôt que de pourrir ta galerie, plus d'infos en mp si tu veux, ainsi que les endroits où le texte est en VO

    encore mes félicitations pour tes travaux

    RPgiste

  9. #19
    Coutumier Avatar de _Aa_
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    Brebis, ENCORE !!
    ... Je Veux Une Pomme ...

    Nipensepa

  10. #20
    Vétéran Avatar de la brebis
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    mon rp du 3ème tour sur la photo suivante:






    Tous les soirs c’était le même rituel, il partait dans son usine à « recréer le monde ». Il s’installait sur son trône et là il essayait de refaire ce qui lui était cher.
    Il veillait à être seul quand il faisait cela, la solitude permettait à son imaginaire de prendre le dessus, de matérialiser le moindre de ses désirs. Une simple présence aurait brisé l’essence divine de ce qu’il faisait.
    Le premier soir, l’usine n’était qu’un vaste bâtiment vide, en plein centre il façonna l’argile pour créer la femme, une femme, sa mère. Il se souvenait de son parfum si léger, de la douceur de sa peau. Il entendait encore le son de sa voix, ses mains avaient façonné le moindre trait de son visage, le galbe de ses hanches, la rondeur de ses seins.
    Ensuite, il créa l’homme, enfin lui. A l’image de sa mère. Il s’était donné des yeux bleus comme les siens, des cheveux châtains, plus courts que ceux de sa mère, mais aussi doux.
    Le deuxième soir, il revint dans son usine à monde, il lui fallait remplir un monde entier des choses et d’animaux. Mais les choses, il y en avait tellement qu’il ne pouvait les faire toutes à la main. Il créa alors le tapis roulant qui faisait rouler les créations de la grande usine à monde.
    Les choses passaient d’un atelier à l’autre.
    Au premier atelier il les modelait. Il cherchait fort dans sa mémoire, il pétrissait ensuite l’argile pour leur donner la bonne forme.
    Plus tard, la chose passait au deuxième atelier, celui de la matière. Là il se souvenait de la texture des choses et la leur redonnait. Puis l’atelier à couleur, son préféré. Il pouvait y rester des heures à essayer les milliers de nuances. De grosses seringues se plantaient dans la chose et lui donnaient sa couleur. Il pouvait ainsi mélanger les teintes, en essayer plusieurs. Il cherchait au plus profond de sa mémoire pour trouver les bons tons.
    Ensuite, il y avait l’atelier qui donnait à la chose la bonne taille, puis quand il créa les animaux, il créa l’atelier qui donnait la vie.
    Le soir suivant il créa les poissons, celui d’après la terre, l’herbe et les arbres. Le soir d’après il créa le soleil si chaud et la lune si ronde, les étoiles. Le jour suivant il créa le ciel et les océans. Il avait recrée le monde.
    Le dernier jour il dit : « que la lumière soit », mais la lumière ne fut pas.
    Il pouvait imaginer en technicolor, mais la lumière était la limite. L’usine à recréer le monde ne pouvait pas lui donner la lumière. Il décida alors de la fermer.
    Plus jamais il ne se réfugia dans ce monde intérieur où il était le seul dieu, son imaginaire n’avait pas pu lui donner la lumière que ses yeux aveugles lui refusaient.



    j'ai tenté de faire recréer une sorte de genèse poétique de quelqu'un qui voudrait refaire un monde à lui en couleur. l'inspiration est un ver de neruda sur les rêves en couleurs et de longues conversations avec une dame aveugle que je connais bien et qui est plus rieuse que beaucoup de voyants.
    mon texte n'a cependant pas la poésie que je lui souhaiterais mais voilà ....parfois les mots aussi ont leur limite.
    Nulle terre sans guerre

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