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Discussion: Le Pays des Rêves

  1. #31
    Plumiste Avatar de landsofoniria
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    01/10/2008
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    Par défaut Re : Le Pays des Rêves

    Bon bon...

    Comme traditionnellement, à chaque fois que je remets les pieds ici, je partage un poème, en voici un nouveau. Un peu particulier, certes. C'est pourquoi j'attends avec impatience qu'on me dise ce qui cloche

    Malédiction.

    Sombre solitude ou masque de cire
    À l’obscurité, je n’ai rien à dire

    Reste le temps
    En mouvement

    Le diable m’emporte en ses terres noires,
    Repère du faible et du corrompu.
    Mon âme s’enfuit, je demeure nu ;
    Entre flamme et nuit, choit ma tour d’ivoire.

    L’Ombre reprend
    Un cœur dément

    Ténèbres sans fin, Ô toi, perdition,
    Quand cesserez-vous de me torturer ?
    N’ai-je pas ma faute assez compensé ?
    Ce n’est pas moi qui hais la création.

    Paroles vaines
    En ce domaine.

    Je sens mon esprit qui vacille tant !
    Mon âme est tombée, mais je suis vivant.
    By landsofoniria


    Merci d'ores et déjà pour les éventuels commentaires!
    Reste l'ennui, reste l'orage, Reste la fraîcheur du soir
    Et le droit eternel de rester immobile Dans le temps suspendu
    (ANNO)

  2. #32
    Vétéran Avatar de Lysamere
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    04/01/2008
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    Par défaut Re : Le Pays des Rêves

    J'ai un peu de mal avec le rythme à la première lecture, dans de mauvaises conditions...
    Je repasserai donc plus tard pour commenter, mais je voulais te faire part de mon plaisir de te voir poster ici : j'en espère que ton séjour sera plus long qu'à l'accoutumée !

    RPgiste

  3. #33
    Plumiste Avatar de landsofoniria
    Date d'inscription
    01/10/2008
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    318

    Par défaut Re : Le Pays des Rêves

    Effectivement, le rythme n'est pas habituel. Décasyllabes et tétrasyllabes. Je dois bien avouer que moi-même m'y perds un peu. Sans mes alexandrins fétiches, je n'ai plus pieds. Mais je voulais essayer autre chose, pour une fois. Ce qui me gêne, c'est une présence de "e" muets excessive à mon goût...

    Vivement ton commentaire!

    Je suis content d'être de retour également, seulement je ne sais pas pour combien de temps. ça dépendra du travail, étant donné que je ne dispose plus d'internet chez moi :? Et "Les Chroniques de l'Empire Noir: Le Ciel, l'Enfer et la Terre" me prennent un temps considérable. Créer un monde, c'est du boulot! Mais c'est aussi passionnant!

    Un grand merci pour ton passage!
    Reste l'ennui, reste l'orage, Reste la fraîcheur du soir
    Et le droit eternel de rester immobile Dans le temps suspendu
    (ANNO)

  4. #34
    Plumiste Avatar de landsofoniria
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    01/10/2008
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    318

    Par défaut Re : Le Pays des Rêves

    Bonjour à tous!

    Je poste ici pour vous faire part de ma dernière création. Il s'agit d'une partie des Chroniques d'Oniria. Si vous ne connaissez pas ces textes, je vous propose de débuter la lecture avec Mea-Diriel, cepandant. Il se trouve en première page. Mais bien évidemment, libre à tous de faire comme bon leur semble.

    Celui qui Voit la Lumière.

    Et si tout cela n’était pas vrai ? Si on lui avait menti ? Voilà des mois qu’il arpentait les alentours des ruines qu’il avait retrouvées. Aucun indice, rien ne laissait entrevoir ce qui avait bien pu se produire ici. Il ne savait qu’une chose : Le feu des hommes n’aurait pas pu venir à bout de cette citadelle. C’était l’arme des Démons, le Feu Premier, qui avait été utilisée ici. Il ne comprenait pas pourquoi les Démons s’en seraient soudainement pris à de pauvres humains sans défense cependant. Son maître le lui avait clairement dit, les humains ne sont que des êtres pensants qui ont eu le malheur de se retrouver pris au milieu de cette guerre, mais ils n’en étaient pas une faction. Qu’est-ce qui avait alors pu mener les descendants du Roi du Dessous à s’attaquer à sa cité ? Laahrenghir s’assit sur une pierre, la tête dans les mains. Une larme courrait le long de sa joue. Le jour s’en allait peu à peu, et les fantômes de la nuit s’en revenaient le hanter. Il se souvenait de ses parents, de sa sœur, qu’il avait quittés pour se former au combat. Il voulait devenir un guerrier, un protecteur de la ville et du peuple, et voilà qu’aujourd’hui, il s’en revenait pour ne retrouver que des cendres là où autrefois, sa cité se dressait, majestueuse, témoin de la grandeur qu’avait connue son royaume. Il contenait sa colère et sa haine, son dégoût. Sa réaction avait d’abord été incontrôlée, mais il avait fini par se faire à l’idée que tout ce pour quoi il avait voulu se battre n’était plus. Du même coup, il avait perdu ses raisons de vivre. La larme s’écrasa sur le sol, alors que les derniers rayons du soleil disparaissaient à l’horizon. Il se leva, péniblement. Son cœur éprouvait toujours ce serrement, cette sensation d’étouffement qui lui empêchait de quitter ce lieu. Il fit quelque pas en avant, traînant les pieds dans l’herbe fraîche qui couvrait la lisière de la forêt. D’ici, on ne pouvait pas se douter qu’à peine un dar plus loin gisaient les restes calcinés de ce qui fût une ville. Il était perdu dans ce train de pensées, le même qu’il poursuivait tous les jours depuis qu’il était revenu, quand un léger craquement de branche provenant de la forêt le poussa à s’accroupir. Sa main droite vint rapidement se greffer sur la fusée de son épée, alors que la gauche empoigna le pommeau. Il scrutait désormais la lisière avec toute son attention. Lentement, les branchages des fourrés bordant la forêt commencèrent à s’agiter. Laahrenghir tira commençait lentement à tirer son épée, lorsqu’il vit sortir quelqu’un du bois. Il s’agissait d’une jeune femme, qui avait l’air plutôt mal en point. Elle n’était pas armée. Il rengaina son arme, sans pour autant la lâcher, se leva lentement, et se dirigea vers elle d’un pas méfiant. En le voyant, elle tenta de courir, mais elle semblait trop faible. Son corps heurta le sol bruyamment. Oubliant la prudence, il se précipita vers elle :
    - Ma dame ! Que vous est-il arrivé ?
    Elle essaya de répondre quelque chose, mais elle ne parvenait plus à parler. Il la tourna sur le dos, se saisit de sa gourde qu’il plaça au-dessus de sa bouche, et versa un petit filet d’eau. Il la couvrit du manteau qu’il portait, et s’employa à allumer un feu de camp avec des branchages qu’il trouva alentours. Pour ce soir, il ne rentrerait pas dormir.
    - Reposez-vous, lui dit-il. Demain, je m’occuperai de vous. Je crois que le plus urgent, c’est que vous puissiez dormir un peu.
    Il se coucha de l’autre côté du feu, et tenta de trouver le sommeil à son tour. Son invitée surprise ne l’avait pas attendu pour se reposer. Elle semblait déjà dormir profondément.
    Il s’éveilla au matin, bercé par le chant des oiseaux. Apparemment, lui aussi avait vraiment besoin de repos. Il était rare qu’il ouvre les yeux si tard. Le feu était mort durant la nuit, et en face de lui, il voyait la jeune femme, toujours immobile. Il se leva, et alla s’assurer qu’elle était encore vivante. Elle respirait, effectivement. Il s’assit, et attendit qu’elle s’éveille à son tour. Sa peau était claire, et son visage presque maigre était marqué par les griffures qu’une couse effrénée en forêt ont pu lui infliger. Elle fuyait probablement quelqu’un, ou quelque chose. Sa longue chevelure, d’un brun clair, s’étendait, éparse, dans les premières feuilles que l’automne avait amenées au sol. Par endroit, elle était maculée de sang séché. Quel état pitoyable. Il avait pitié d’elle. Qu’est-ce qu’une femme comme elle faisait ici, si mal en point ? Que fuyait-elle ?

    Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsqu’elle bougea enfin. Il s’approcha d’elle, et lui proposa à boire à nouveau. Elle s’assit, et s’enveloppa dans le manteau, pour ne laisser sortir qu’une frêle main qui prit la gourde et la porta à ses lèvres. Ses magnifiques yeux verts affichaient désormais un air reconnaissant qu’il se plut à admirer. Visiblement gênée, elle détourna le regard, ce qui eut pour effet de le sortir de sa contemplation. Il s’adressa alors à elle :
    - Bonjour, mon nom est Laahrenghir. Je me suis permis de vous tenir compagnie cette nuit, de peur que quelque chose vous arrive. Vous n’étiez vraiment pas à vous hier soir. Me permettriez-vous de vous convier chez moi ? Je n’ai rien à manger ici, et vous porter eût été difficile. J’habite dans une petite cabane à un dar d’ici, si vous pensez pouvoir marcher. Je m’en voudrais de vous laisser livrée à vous-même après vous avoir trouvée dans un tel état.
    - Je… je vous remercie, bafouilla-t-elle d’une voix trop faible. Je vais essayer de marcher.
    Il l’aida à se lever.
    - Vous voulez peut-être récupérer votre manteau ? Questionna-t-elle.
    - Je crois que vous en aurez plus besoin que moi. Venez, je vais vous aider à marcher.
    Elle s’appuya son épaule, et ils se mirent en chemin. Il tenta de converser avec elle et d’en découvrir un peu plus sur elle, mais apparemment, elle était encore trop faible et préférait ne pas parler. Ils avancèrent donc en silence jusqu’à la pauvre cabane que Laahrenghir habitait depuis qu’il était revenu dans les environs.
    Une fois à l’intérieur, il prépara un ragoût de lapin en abondante quantité, persuadé qu’elle était morte de faim. Et il ne s’était pas trompé. Elle attaqua la viande lentement tout d’abord, et plus elle sentait ses forces revenir, plus ses gestes devenaient rapide, si bien qu’en très peu de temps, il ne resta plus rien. Affichant un sourire satisfait, Laahrenghir lui proposa aimablement d’en faire encore, ce qu’elle refusa poliment, tout en le remerciant. Il tenta alors d’en savoir un peu plus à son sujet :
    - Je ne voudrais pas être indiscret, mais avec votre permission, j’aurais aimé savoir ce que vous avez dû traverser. Que faisiez-vous là ? Vous avez été attaquée par des brigands ?
    Il s’attendait évidemment à ce que sa question éveille chez son hôte des souvenirs trop récents, affligeants et désagréables. Mais après tout, il vivait ici, et s’il avait lui aussi quelque chose à craindre, il aimait autant en être averti au plus tôt. Des larmes emplissaient maintenant les yeux de son invitée. Elle sanglotait, mais se décida tout de même à parler :
    - Je suis Miryia de Diriel. Je… Est-ce que vous m’aiderez ?
    - De Diriel ? Ce n’est pas très loin d’ici ! Je peux vous y emmener, oui, répondit-il sur un ton incertain.
    - Ce n’est pas ce que je veux dire. Mea-Diriel est tombé, il n’en reste rien. J’ai perdu mon fils ! Il faut que je le retrouve ! Il est si jeune ! Et il est seul quelque part dans cette forêt. Je… J’ai voulu…
    Elle s’effondra, en pleurs. Il s’approcha d’elle, et s’assit à ses côtés. Il passa son bras sur ses épaules, pendant que l’autre posait délicatement la tête de la femme sur sa poitrine.
    - Ça va aller. Reprenez-vous, et racontez-moi ce qui s’est passé. Je veux bien vous aider, mais je dois savoir ce que vous fuyiez, et ce qui vous est arrivé exactement.
    - C’était il y a des jours maintenant, peut-être des mois. J’ai perdu la notion du temps. Mon fils… Elle fit un effort pour se ressaisir, avant de continuer : Les Narguiens voulaient nos terres. Je ne sais pas exactement ce qu’ils avaient en tête, je crois que ça avait un rapport avec Eilyn ou Oniria. Le seigneur de Mea-Diriel a refusé leurs offres, et ils nous ont attaqués, par surprise, durant la nuit. Le château de bois ne pouvait pas tenir les assauts des Narguiens, ils étaient trop bien armés, trop bien équipés. J’ai voulu fuir avec mon fils, mais il était trop tard. Ils étaient déjà sur nous. Je ne sais pas comment nous avons pu passer. Peut-être l’aide du destin, ou de ceci.
    Elle sortit un pendentif du manteau. Les yeux de Laahrenghir s’ouvrirent en grand, son visage afficha immédiatement un air immensément surpris :
    - Ça… C’est… C’est ce que je crois ? Un œil de dragon ! Je n’en avais jamais vu ! Elle répondit :
    - Celui qui me l’a donné avait juré de nous protéger. Il m’avait dit que s’il échouait, cet œil le ferait à sa place.
    - La magie des dragons est extrêmement puissante, Miryia. Ils ont été créés par les Seigneurs de Monde, il y a très longtemps. Leur devoir était de veiller sur les Hybrides, afin qu’ils ne puissent sortir de l’Empire Noir. Mais depuis la disparition des Hybrides, ils dorment. Cet artefact est beaucoup trop rare pour être confié à une humaine. Celui qui te l’a offert devait t’estimer au plus haut point ! J’ajoute qu’il est parfaitement possible que cet œil vous ait permis de vous échapper. Il y a autre chose qui m’inquiète, cependant. Les Narguiens sont pacifistes, je ne comprends pas qu’ils aient commis une telle horreur. Mais Mea-Narg est elle aussi tombée, brûlée jusqu’au sol dans son intégralité. Peut-être saurais-tu m’expliquer cela ?
    - Non… Du moins je ne crois pas. Je crois qu’il y a quelques années, le roi Dearath se serait fait tuer par son fils, Meastrath. Il se serait emparé du trône, et aurait voulu s’étendre au nord. Il parait qu’il réside en Eilyn et en Oniria un pouvoir qui défie l’imagination, et que le nouveau roi souhaitait en prendre possession. Mais ces forêts sont maudites. Mieux vaut les éviter. Ce sont là les affaires des puissants parmi les hommes, cependant. Je ne suis ni puissante, ni homme. Je ne sais, par conséquent, que ce que j’en ai entendu. Quant à la chute de Mea-Narg, je n’étais même pas au courant.
    Elle marqua un temps de silence, que Laahrenghir finit par briser :
    - Et… qu’en est-il de ton fils ?
    - Nous avons fui vers Eilyn. Mon fils aimait s’y rendre pour explorer. Je lui avais toujours expliqué que c’était dangereux, mais nous nous sommes dit que c’était le seul endroit où personne ne nous poursuivrait. Tout le monde a peur de cette forêt. Nous y avons passé la nuit, et lorsque je me suis éveillée, il avait disparu. Je l’ai cherché pendant des jours. Je le cherche encore. Il lui est forcément arrivé quelque chose. Il ne m’aurait pas quittée sans me le dire. Il veillait sur moi, malgré son trop jeune âge. Je crains qu’un monstre d’Oniria ne l’ait emmené... J’ai fouillé tous les bois alentours, les villages, les villes. Je n’ai trouvé aucune trace de lui. Mais je ne peux pas entrer dans la vallée maudite. Si j’y perds la vie, je ne pourrais pas retrouver mon enfant.
    Elle enfouit sa tête dans ses mains, et recommença à pleurer à chaudes larmes. Laahrenghir posa alors sa main sur la frêle épaule, agitée par les sanglots :
    - Nous trouverons une solution. Moi aussi, j’ai tout perdu. Mais contrairement à toi, je n’ai plus aucun espoir de retrouver quoi que ce soit. Si je peux t’aider, ce sera ma mission. Je veillerai sur vous et vous assisterai dans votre tâche, jusqu’à ce que nous le retrouvions. C’est une promesse que je vous fais.
    Elle leva alors ses grands yeux verts empli de larmes vers lui :
    - Merci. Merci infiniment ! Je ne sais plus… je ne sais pas quoi dire !
    Dans un élan d’émotions, elle se jeta à son cou. Il émit un sourire en coin, et reprit :
    - Allez ! Nous commencerons les recherches aujourd’hui-même, et pour ce faire, nous irons visiter les ruines de Mea-Diriel. Ça vous convient ?
    - Tout me conviendra, si c’est pour retrouver mon fils ! Merci ! Et… je crois que si nous devons passer plusieurs jours ensemble, il n’est peut-être plus nécessaire d’agir comme si nous ne nous connaissons pas.
    Elle lui sourit. C’était un sourire radieux, magnifique. Pourtant, il était empli de tristesse. Laahrenghir se demanda alors ce que ça devait être lorsque cette mélancolie l’aurait quittée. Il se dit que ça valait certainement l’effort qu’il devrait fournir pour retrouver son enfant. Il lui sourit à son tour, puis alla préparer un sac dans lequel il placerait le matériel nécessaire au voyage qu’ils allaient entreprendre. Si Mea-Diriel n’était qu’à une demi-journée de marche, rien n’indique qu’ils n’auraient pas plusieurs jours de recherche à mener.

    ***

    Ils arrivèrent au village à la tombée de la nuit. Le trajet s’était passé en silence. L’appréhension avait gagné Miryia, et les sombres pensées des années qui avaient précédées son retour occupaient l’esprit du guerrier. Lorsqu’ils furent en vue du lieu où se dressait autrefois le chef-lieu des terres de Diriel, la jeune femme accouru vers les restes d’une masure en bois dont il ne restait presque plus rien. Les larmes coulaient à nouveau le long de son visage anxieux.
    - C’est ici que nous habitions… Il ne reste rien. Je n’étais pas revenue depuis que nous avons fui. Quelle folie que cette guerre.
    Elle soupira, puis s’agenouilla devant les décombres de sa maison, en pleurs. Laahrenghir, quant à lui, regardait alentours.
    - Regarde, là-bas. Une maison a été épargnée. Si on allait jeter un œil ?
    - D’accord, répondit-elle sans trop y penser. Elle se releva avec difficulté, comme si le poids de son malheur l’accablait et lui faisait courber l’échine. Elle se retourna, et s’écria :
    - C’est là qu’il habitait ! Peut-être qu’il y est encore !
    Une lueur d’espoir traversait à présent son regard. Elle courut vers la pauvre cabane, dont la porte fermait mal, suivie par Laahrenghir, qui lui demandait :
    - Qui habitait là ?
    - L’ermite ! Je lui rendais souvent visite. Il savait me rassurer, trouver les mots lorsque j’étais en peine. Je pourrais donner beaucoup pour le revoir.
    Elle frappa à la porte, puis ouvrit doucement. La masure était composée d’une seule pièce, munie seulement d’une petite table de bois, de deux chaises, et d’une literie aménagée avec de la paille. Le guerrier était un peu surpris :
    - Il ne devait pas être bien riche, ton ermite. La vie qu’il menait ici devait être plutôt triste. Il n’y a même pas de quoi cuisiner dans cette pièce… Et à voir, elle est abandonnée depuis un certain temps déjà.
    - J’ignore pourquoi les Narguiens ne sont pas venus ici. La logique voudrait qu’ils aient brûlé cette maison, comme les autres. En effet, je crois qu’il n’y a plus personne. Nous devrions y aller. Cet homme était discret. Il n’aura pas laissé de traces de son départ.
    En sortant, Miryia tomba nez-à-nez avec une autre femme. Surprise, elle voulut reculer, mais elle trébucha et tomba dans les bras du guerrier, qui apostropha l’inconnue :
    - Bonsoir, ma dame. Je me nomme Laahrenghir, pour vous servir. À qui avons-nous l’honneur ?
    Il lâcha Miryia, qui avait retrouvé son équilibre. L’inconnue répondit, avec une voix plus douce et mélodieuse que tout ce qu’il avait pu entendre jusque-là.
    - Bonsoir… Je me nomme Deasthana d’Arth. Je venais rendre visite à l’habitant de cette triste maison. Cela fait bien longtemps que je n’étais plus venue. Mais étant donné l’état des habitations alentours, je suppose qu’il n’est plus ici. Un rictus dubitatif tordit légèrement sa bouche. Elle reprit :
    - Et… Qui est cette charmante jeune femme qui vous accompagne ?
    - Je … Je suis Miryia de Diriel. J’habitais ici avant. Je veux dire, dans la maison d’à côté.
    - Miryia ! Très joli prénom. Je ne suis pas très attirée par les prénoms d’aujourd’hui, mais je dois bien avouer que Miryia, c’est très bien. Quant à Laahrenghir…
    Elle s’arrêta. Son visage s’était assombri. Un court moment, le temps sembla suspendu. Puis, avec une agilité et une rapidité déconcertantes, elle contourna Miryia, passa derrière le guerrier tout en s’emparant de son épée de la main gauche, qui survola la tête de l’homme pour placer la lame sous sa gorge. Elle était aussi grande que lui, ce qui lui avait probablement facilité la tâche. Elle s’adressa alors à lui :
    - Comme tu peux le constater, je suis suffisamment rapide pour te trancher la gorge si tu essaies de réagir. Tu vas me répondre, et éviter de dire, ou de faire, une bêtise. Que viens-tu faire ici ?
    Laahrenghir n’était pas certain de comprendre ce qui lui arrivait. Il n’était même plus sûr de n’avoir rien à cacher, tellement la réaction de Deasthana l’avait surpris.
    - Que suis-je sensé répondre… Je ne comprends pas ce qui m’arrive. J’ai trouvé Miryia à la lisière de la forêt qui borde Mea-Narg. Elle était en très mauvaise condition, alors je me suis occupé d’elle. Elle m’a demandé de l’aider à retrouver son fils, alors nous sommes venus ici. En apercevant cette maison, elle a absolument voulu venir y jeter un œil. Je crois qu’elle était amie de celui qui vivait ici.
    Deasthana lâcha alors prise, et remit l’épée dans le fourreau dont elle l’avait tirée. Elle lui demanda :
    - Tu connais les auras, n’est-ce pas ?
    - Oui… J’en ai entendu parler. Cependant, je suis très mauvais quand il en va de leur lecture.
    - Je lis parfaitement les auras, dit-elle simplement.
    - C’est pourquoi vous me relâchez sans autre forme de questionnement ? Demanda-t-il d’une voix tout de même hésitante.
    - Oui. Je reconnais la vérité quand elle apparaît. Laahrenghir… Celui qui voit la Lumière. Ton nom m’a trompée. Je t’ai pris pour l’un des Seigneurs de Monde.
    - J’ai seulement été entraîné par eux. Je voulais devenir un grand guerrier, pour protéger mon royaume. Mais aujourd’hui, il n’en reste rien. Je suis arrivé trop tard. Il baissa la tête.
    - Je sais ce que tu endures. Ma vie est faite de ce genre de malheurs.
    Elle posa sa main sur l’épaule de Laahrenghir, puis se tourna vers Miryia :
    - Je te demande pardon, je ne souhaitais pas t’effrayer. Je dois être prudente ici. Tout comme Ashkael. Il m’a beaucoup parlé de toi. Il me disait que tu venais tous les jours lui rendre visite, que tu lui apportais du pain et du lait.
    - Ashkael ? Demanda Miryia, qui ne semblait pas comprendre.
    - Celui qui vivait ici. Son nom est Ashkael de Gahériel. Tu le visitais tous les jours et tu ignorais son nom ?
    - Il ne me l’avait jamais dit. Et je n’avais jamais demandé. Ashkael de Gahériel, comme le grand roi de la légende ?
    - C’est sage de ta part de n’avoir jamais demandé son nom. Oui, Ashkael, comme le roi de la légende.
    Un sourire amusé éclaira le visage de Deasthana. Il semblait rayonner désormais, comme s’il émettait de la lumière.
    - Je me rends à Mea-Frjir. Je pense que si Ashkael n’est pas ici, c’est là-bas qu’il aura trouvé refuge. Si vous voulez, nous pouvons faire route ensemble ?
    Laahrenghir tira une chaise sur laquelle il s’assit. Il regarda Deasthana :
    - Mea-Frjir ? Je ne connais pas cette ville. Où est-ce ?
    - Dans le sud. De l’autre côté de la Thène, à quelques dars de Mea-Safjir.
    Le guerrier se tourna alors vers Miryia :
    - Peut-être aura-t-il trouvé et emporté ton fils avec lui, puisque vous vous entendiez si bien.
    - Je ne crois pas, répondit-elle. Je l’ai perdu à Eilyn. Il doit encore s’y trouver. Et je souhaite de tout mon cœur qu’il ne soit pas à Oniria.
    - Bien, reprit Laahrenghir. Dans ce cas, je crois que nous irons visiter Eilyn d’abord.
    - À votre guise. Dans ce cas, je vous laisse à votre recherche. Je vous aiderais volontiers, mais il est malheureusement des plus urgents que je voie Ashkael. Je vous souhaite bonne chance, et surtout, du succès. La perte d’un être cher peut s’avérer la pire des souffrances. Nous en avons tous fait l’expérience, je crois.
    Deasthana toucha la joue de Miryia, qui se sentit instantanément mieux. Puis elle quitta la cabane.
    - Quelle étrange femme ! S’exclama Laahrenghir. Deasthana, celle dont l’apparence est faible. Et quel étrange prénom. Bon, étant donné que ton logis n’est plus, et que cette cabane est encore debout, je propose que nous passions la nuit ici. Demain à l’aube, nous partirons pour Eilyn.
    - Bien, répondit simplement la jeune femme. Et ils se préparèrent à dormir, après avoir mangé un peu de pain et de viande salée.

    ***

    Le jour commençait à pointer par l’unique fenêtre de la masure. Miryia s’éveilla lentement. Laahrenghir était déjà sur pieds, et le petit déjeuner était prêt. Elle se leva, et le rejoignit à la table. Elle avait décidément eu beaucoup de chance de tomber sur lui. Il était un peu dans la même situation qu’elle, suffisamment aimable, et apparemment plutôt bien entrainé. Il lui rappelait un peu celui qui avait habité cette maison avant que le village ne soit détruit. Sa présence était réconfortante, et une certaine force émanait de lui. Elle mangea en silence, et se prépara à partir. Alors qu’ils quittaient la masure pour pénétrer dans la forêt d’Eilyn, elle demanda à Laahrenghir :
    - Ce royaume que tu voulais protéger… C’était le Royaume de Narg ?
    - Oui. J’y suis né.
    Immédiatement, elle se sentit peu à l’aise d’avoir osé poser la question. Apparemment, cela lui faisait plus de mal qu’il ne voulait bien l’admettre. Ils s’enfonçaient un peu plus dans la forêt maintenant. Elle ne connaissait pas bien les environs. Malgré le fait qu’elle ait habité à proximité de sa lisière toute sa vie, elle n’était venue que deux fois ici. Une fois avec l’ermite, et une fois en fuyant avec son fils. De plus, cette seconde fois, il faisait nuit. La peur empêchait les habitants de Mea-Diriel de s’y rendre. Les récits qui entouraient ce lieu étaient emplis de monstres en tous genres, de morts et de disparus qui hanteraient les bois. L’appréhension la gagnait au fur et à mesure qu’ils progressaient sous les arbres. Après un court instant de marche, elle fit halte, et retint le bras de celui qui l’accompagnait :
    - Peut-être trouverons-nous quelque chose ici. Dit-elle. L’ermite m’avait emmenée à cet endroit une fois.
    On ne pouvait pas vraiment apercevoir le ciel depuis là, cependant les arbres y étaient clairsemés. L’herbe des morts jonchait le sol en tout endroit. Au beau milieu, un énorme frêne se dressait. Elle était comme attirée par cet arbre. Elle s’en approcha donc. Laahrenghir la suivait :
    - Miryia ? Qu’est-ce qu’il y a ?
    - Je ne sais pas. Je vais voir.
    En arrivant auprès de l’arbre, elle remarqua que quelque chose avait été gravé dans l’écorce. L’écriture commençait déjà à disparaître avec les effets du temps. On pouvait lire :
    « Nous errons, séparés,
    Sans but, sans volonté.
    Qu’enfin la mort m’éprouve
    Et que la Paix me trouve. »
    C’était Ashkael qui avait écrit cela. Elle en était certaine. Lui qui savait si bien la réconforter, désirait-il tant mourir ? Elle réalisait à quel point elle ne savait rien de lui, malgré le fait qu’elle se soit confiée à cet homme pendant dix années, et qu’elle lui ait rendu visite presque tous les jours pendant tout ce temps. En revanche, lui devait tout savoir d’elle. Elle lui en avait tellement dit. La tristesse s’empara à nouveau de son cœur. Quand ce cauchemar se terminerait-il enfin ?
    Ils continuèrent leur lente progression, Laahrenghir en tête, et elle derrière, jusqu’à ce qu’ils atteignirent deux énormes stèles placées aux pieds des montagnes. Elles marquaient un chemin encaissait qui s’engouffrait dans une vallée ou se perdait la forêt. Il y était écrit : « Au-delà de ce point s’étendent les terres maudites d’Oniria. Quiconque s’y aventurera ne pourra en revenir. » Quelques bras au-delà des monuments, un objet inhabituel dans un tel lieu était posé au sol. Miryia se précipita en avant. Le guerrier tenta de la retenir, mais il ne fut pas assez rapide.
    - C’est sa chaussure ! S’écria-t-elle. Elle dépassa les stèles pour se saisir d’une petite chaussure de cuir de très mauvaise facture. Ça ressemblait effectivement à la chausse d’un enfant. Mais à peine avait-elle passé les pierres, le ciel parut s’assombrir. Laahrenghir contemplait avec effarement l’immense créature qui se dressait devant la Dirienne. Il se jeta en avant, et de toute la force dont il pouvait faire preuve, il la jeta au-delà des stèles. Son épée rencontra la gueule du dragon d’argent alors que celui-ci allait allègrement planter ses crocs acérés dans le corps de la malheureuse. La violence du choc le projeta au sol. La bête était immense. Laahrenghir n’avait jamais vue de telles choses auparavant. Il avait combattu des trolls, des troupes de Shurworks, et bien d’autres espèces étranges, mais il n’avait encore jamais fait face à un dragon. Choisissant l’option qui lui paraissait la plus raisonnable, il se releva aussi vite qu’il put, et s’élança au-delà des stèles. Aussitôt qu’il se trouva de l’autre côté, la bête disparut.
    - Je crois qu’il ne veut pas qu’on entre, dit-il sur un ton on ne peut plus sarcastique.
    - Mais mon fils se trouve là-bas, rétorqua Miryia. Il faut au moins qu’on essaye !
    - Je crois que c’est ce que nous venons de faire. Et je ne pense pas être en mesure de combattre un tel adversaire, malgré l’entraînement que j’ai suivi. Tuer un dragon risque fort de demander un recours à la magie, et je n’ai pas cette capacité. En outre, si nous passons celui-ci, il ne sera certainement pas le seul que l’on pourra trouver sur notre chemin. De plus, ce n’est là qu’un dragon d’argent. Si nous devions croiser le chemin d’un dragon noir, ça serait encore très différent. Je ne voudrais pas être pessimiste, Miryia… Et j’ai promis de t’aider. Mais je doute que si ton fils se trouve au-delà de ces pierres, il soit encore en vie.
    - Il est encore en vie. Je le sais ! Je le sens ! Mais je ne sais pas pour combien de temps. Je ne peux pas rester là sans rien faire, il faut que je le retrouve !
    Laahrenghir reprit :
    - Et… Celui qui t’a donné le pendentif ? Cet… Ashkael. S’il était en possession d’un œil de dragon, c’est qu’il sait comment se le procurer. Ça implique qu’il connaisse un moyen de passer, ou au moins qu’il puisse nous aider à trouver quelqu’un qui possède les connaissances nécessaires pour ce faire.
    - Nous sommes si près de lui… Je ne veux pas rebrousser chemin maintenant.
    - Crois-tu que nous ayons le choix ? S’il est encore vivant, comme tu le crois, alors il n’y’a aucune raison qu’il ne lui arrive quoi que ce soit là-bas. Allons chercher l’ermite, et nous reviendrons. Quelque chose me dit que s’il est à Oniria et qu’il est vivant, il le restera.
    Miryia restait silencieuse. Elle se détourna lentement, et se dirigea en direction de l’orée de la forêt, le pas traînant. Il la suivit, sans mot dire. Ils rejoignirent la cabane de l’ermite, où ils passèrent la nuit, puis au matin, ils se remirent en chemin, afin de retourner chez le guerrier. Ils entameraient leur voyage vers le sud le lendemain. Ils iraient chercher Ashkael à Mea-Frjir, en espérant l’y trouver. Aucun d’entre eux n’avait jamais voyagé aussi loin auparavant. L’aventure était sur le point de débuter.

    By landsofoniria


    J'espère honnêtement que ce texte plaira au moins à l'un ou l'autre d'entre vous. dans tous le scas, j'attends quand même vos commentaires avec grande impatience! Merci

    Bonne soirée à tous!
    Dernière modification par landsofoniria ; 26/11/2013 à 17h21.
    Reste l'ennui, reste l'orage, Reste la fraîcheur du soir
    Et le droit eternel de rester immobile Dans le temps suspendu
    (ANNO)

  5. #35
    Vétéran Avatar de Lysamere
    Date d'inscription
    04/01/2008
    Messages
    2 981

    Par défaut Re : Le Pays des Rêves

    Sympa. Très sympa, ça me donne envie de lire les textes précédents !
    Oui, j'admet, je ne l'ai jamais fait, je crois... Aucun de tes textes longs, fantasy. J'ai horreur de la fantasy au sens "courant" du terme : des elfes, des nains et des trolls qui se foutent sur la tronche
    Mais là, pas grand chose à dire. Les ingrédients qui font que je n'adhère pas au genre sont là, mais le texte et l'intrigue se suffisent à eux-même, contrairement à ce que je vois d'habitude... Du coup, forcément, l'intérêt est là !

    Quelques erreurs (deux ou trois d'accords, de conjugaison, et un d'orthographe, je cherche...), pêle mêle :
    - jusqu’à ce qu’ils atteignirent => atteignent
    - un chemin encaissait => encaissé

    Le reste, c'est là, mais je pense qu'une relecture attentive les éliminera, je te fais confiance pour ça

    Une seule chose m'a choqué : lors de leur discussion autour du ragoût (je crois), et la décision d'aller rechercher le fils, tu passes du vouvoiement au tutoiement, puis au vouvoiement, alors que tu utilises le tutoiement tout le long...

    Sorti de ça... chapeau !

    RPgiste

  6. #36
    Vétéran
    Plumiste
    Avatar de Oursinus
    Date d'inscription
    09/11/2013
    Messages
    47

    Par défaut Re : Le Pays des Rêves

    Il va falloir que je consacre un moment de plaisir à cette lecture...
    Je confirme simplement le regard aiguisé de Lys pour les quelques négligences en orthographe (Oh si rares ... dans un texte aussi copieux!)
    Jusqu'à ce que demande le subjonctif... L'idéal aurait été jusqu’à ce qu’ils atteignissent ou alors remplacer cette tournure par jusqu’au moment où ils atteignirent
    Le chemin (mal) encaissé devrait être suivi de ... qui s’engouffrait dans une vallée se perdait la forêt ...
    De deux choses l'une... L'autre étant le soleil
    RP
    : Gryorc (Fiche : post n°118 http://forum.travian.fr/showthread.php?t=11263&page=12) dans Les Seigneurs du vent :http://forum.travian.fr/showthread.php?t=72963 puis dans La Pierre de Sang http://forum.travian.fr/showthread.p...Pierre-de-Sang
    S4(Oursinus triad, CK, Oursix Glad@Tak);S4(Oursinus XQLU NO) S5(Oursinus, HUNS SE)

  7. #37

    Plumiste
    Avatar de Jaïnem
    Date d'inscription
    20/05/2009
    Messages
    529

    Par défaut Re : Le Pays des Rêves

    Ah la la ! Pauvre de moi ! Un évènement à la taverne et je ne peux m'offrir le plaisir de m'y attarder !...
    Je ne faisais qu'un passage hâtif et je tombe là dessus.
    Je prendrai tôt ou tard le temps de m'y plonger, tu peux en être sûr !

    En attendant, prends toujours note de ce qui suit.
    - C'est plus qu'un simple plaisir car tes textes comportent d'une manière générale des "messages" essentiels à travers leurs lignes, et j'encourage tout le monde à les lire...
    - Je comblerai au moins un retard. Bien que n'ayant pas laissé de traces suite à la parution de ton dernier poème, j'en dis enfin un mot. Je le trouve très réussi, (comme dans beaucoup d'entre eux, toujours inquiétant quant à ce qui peut te pousser à écrire ces mots), et ... je t'ai assez alerté sur ce point, en évolution confirmée dans l'entrée en matière qui pouvait détourner certains lecteurs non avertis des joyaux que l'on découvre par la suite.

  8. #38
    Plumiste Avatar de landsofoniria
    Date d'inscription
    01/10/2008
    Messages
    318

    Par défaut Tout Se Confond

    Bonjour tout le monde!

    Je vous présente ici ma dernière composition. Un peu spéciale je trouve. Je ne parviens pas à dire si ça me plait ou pas. Mais vous, vous pourrez certainement le faire.

    Tout Se Confond.

    D'où nous venons, où nous allons, tout se confond
    Dans l'ombre et l'air nauséabond que nous crachons.

    Dès la naissance, un être avance avec aisance
    Vers la nuisance envenimée de l'ignorance.
    Lors vient l'envie de suivre aussi le train de vie
    Qui nous dévie sur les chemins d'actes impies.

    Tout se confond sous l'infection que ces démons
    répandent donc dans les tréfonds de la raison.

    Et puis on erre, et on se perd, dans l'atmosphère
    Trop délétère et enfumée qui se resserre
    Toujours plus fort sur notre corps qui, lui, l'ignore.
    Le tort, où l'on se vautre alors, mène à la mort.

    Ce qui se passe autour de nous lorsqu'on trépasse
    Surpasse enfin l'entendement qui nous embrasse.

    On se confond dans l'ombre et l'air nauséabonds
    Qu'un court instant, on respirait à pleins poumons.
    By landsofoniria
    Reste l'ennui, reste l'orage, Reste la fraîcheur du soir
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    (ANNO)

  9. #39
    Vétéran
    Plumiste
    Avatar de Modours
    Date d'inscription
    20/10/2008
    Messages
    2 307

    Par défaut Re : Le Pays des Rêves

    Ravi d'abord de te retrouver parmi nous en espérant que tu ne seras pas une comète ...!
    Au passage (!) serais tu tenté par les deux joutes proposées?

    Ta création poétique est, comme tu le dis, un peu spéciale et j'ai du mal à accrocher.
    La technique est éprouvée, voire parfaite, le sens tout à fait audible et pourtant je ne suis pas touché par les qualités de ce poème.
    Il me semble qu'il te manque des images qui me feraient vibrer. C'est beau mais cela reste froid et un peu conventionnel ... je ne dois pas être dans le bon état pour apprécier...
    Par exemple:
    Ce qui se passe autour de nous lorsqu'on trépasse
    Surpasse enfin l'entendement qui nous embrasse.
    ce qui me gêne ici c'est la formulation l'entendement qui nous embrasse.qui sonne creux...et dont je perçois mal le sens comme si la rime l'emportait sur lui.
    Dernière modification par Modours ; 12/07/2016 à 21h44.
    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de mars 2010 à septembre 2016. Banni du 10/10/2016 au 10/11/2016

    <a href=http://www.casimages.com/img.php?i=130626011732867397.jpg target=_blank><a href=http://nsa34.casimages.com/img/2013/06/26/130626011732867397.jpg target=_blank>http://nsa34.casimages.com/img/2013/...1732867397.jpg</a></a>
    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
    Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis et que si on ferme son clapet, on a la liberté de tout dire ! Mais faudrait pas pousser tout de même !

    Ici je ne recrute plus ! Mais j'ai retrouvé un antre là: http://ensemble.poeticforum.com (demandez la clé à Cantabile)

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