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Discussion: Le duvet et des anecdotes de la vie

  1. #1
    Habitué Avatar de Stankov
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    09/07/2014
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    Par défaut Le duvet et des anecdotes de la vie

    Bonjour à tous

    Ceci marque les débuts de mon duvet dans ce monde; un duvet qui frétille depuis quelques temps et souhaites partager avec vous des textes, tous inspirés de faits réels.

    Il compte sur vous pour grandir.

    Stankov
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  2. #2
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    09/07/2014
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    Par défaut Re : Le duvet et des anecdotes de la vie

    L'amour.


    Ne dit-on pas que c'est de ceux sur qui on veut jeter opprobre que parfois vient le salut, la source d'un bonheur inimaginable jusque là ? Le vieux Edgar pouvait en témoigner. Il écoutait avec fierté et humilité le témoignage que lui rendait, Marc, le benjamin de ses enfants qui, maintenant, étaient tous devenus des hommes respectés. Ce vieillard était admiré et envié pour avoir réussi un tel exploit. Partir d'absolument rien, n'ayant toujours rien. Mais voir ses enfants être dans ce qui pouvait être considéré comme la crème de la société. Quelle joie !


    Il se voyait des années auparavant. Chaque matin, il se levait de très bonne heure pour apprêter ses enfants afin qu'ils aillent à l'école. Il n'était qu'un simple vendeur ambulant, mais s'efforçait de leur donner le nécessaire pour qu'ils ne se sentent pas abandonnés et n'envient leurs camarades mieux nantis. Il avait dû reprendre quelques cours pour servir de première assistance à ses enfants, lui qui avait abandonné ses études dès le primaire pour commencer à gagner sa vie.


    Il ne comptait pas les heures et avait la chance d'exercer une activité libérale. Les revenus n'étaient pas toujours au rendez-vous, mais l'essentiel pour lui était que ses cinq enfants (Myriam, Hector, Jules, Adèle et Marc) aient de quoi manger à leur retour de l'école. Il avait refusé de se remarier alors que plusieurs le pressaient de le faire. Il s'était souvent loupé dans la préparation des repas. Mais les plus âgés des enfants, plutôt que de s'énerver, préféraient se moquer affectueusement de lui et sortaient faire la ronde des arbres fruitiers du village pour voir s'il n'y avait pas quelques fruits à point ayant échappé à la vigilance des autres enfants. Étonnament malgré leur jeune âge, ils avaient du respect pour leur père et comprenait de manière surprenante la situation dans laquelle ils vivaient.


    Pour lui témoigner leur reconnaissance pour tous les efforts consentis, ils se donnaient corps et âme dans leurs études. Aucune discipline n'était relégué au second plan et leurs performances académiques le prouvaient: tout au long de leur cursus, ils étaient toujours parmi les meilleurs de leurs classes. Eux-mêmes, initiés assez vite aux rudiments de la vie active, savaient comment faire pour suppléer leur père quand la situation semblait critique. Mais personne n'avait jamais pu leur reprocher leur intégrité et leur probité dans tout ce qu'ils faisaient.


    C'est ainsi que des années plus tard, tous avaient conviés parents, camarades, amis, collègues et autres connaissances à un diner spécial, offert en l'honneur Marc qui venait lui aussi d'achever sa formation à la prestigieuse école de magistrature. Le tableau était plus que reluisant: des magistrats (Myriam, Hector et Marc), un médecin (Jules) et un ingénieur (Adèle). Nul ne pouvait nier le fait que ces enfants avaient réussi dans leurs parcours.


    "Quelle est ta recette?" lui demandait-on souvent. Et lui répondait: la clé est dans l'amour et l'abandon de soi pour le bonheur des autres, de ses enfants. Mais ceux qui le connaissaient se souvenaient de ce matin d'octobre où tout bascula. Elle s'en était allé ! Marc venait de fêter ses 2 ans et Myriam en avait 8, quand cela s'est produit. Elle avait claqué très fortement la porte, lassée d'avoir un mari si attentionné et peu soucieux de la lourde faute qu'elle avait commise. A quoi s'attendait-elle? tout le monde l'ignorait. Mais tous trouvaient néanmoins suspecte l'attitude du mari, qui se comportait comme si rien ne s'était passé. Gardant la même attitude vis-à-vis d'elle et de cet enfant qui n'avait pas demandé à être là, mais qui y était malgré tout. Il était d'un autre homme et pas d'un étranger: c'était de son cousin ! Mais lui, éleva cet enfant, qui porte si fièrement son nom, comme les autres sans aucune distinction. Et d'ailleurs d'elle, ils n'eurent plus aucune nouvelle, malgré les invitations envoyées dans sa famille.


    L'essentiel n'est-il pas de savoir prendre la vie comme elle vient, du bon côté ?
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  3. #3
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    09/07/2014
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    Par défaut Re : Le duvet et des anecdotes de la vie

    La banane
    Un fruit délicieux dont les premières domestications semblent venir de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Selon leur typologie, elle se décline en 3 variétés que sont la banane à bière, la banane plantain et la banane dessert. Cette dernière, quand elle est mûre, sa couleur jaune vous met de l'eau à la bouche avec une seule envie: une bouchée d'abord. Très appréciée dans le monde du tennis pour son apport énergétique, ce fruit est capable de tout faire basculer en une fraction de secondes.


    En Afrique, les grandes villes ont un centre urbain assez développé. Et en périphérie, on observe chaque mois la montée de nouvelles maisons qui poussent comme des champignons en pleine brousse, repoussant les limites de cette dernière de plus en plus loin, au grand dam des villageois habitués à trouver le nécessaire vital à portée de main. Malheureusement, l’urbanisation ne va pas aussi vite que l’expansion des villes. Du coup, on retrouve avec des quartiers sont les voies d’accès sont un véritable parcours combattant. C'est dans l’une de ces périphéries, non loin de chez moi, que se sont déroulés ces évènements.


    D'un côté, il y a un cadre de l'administration, en service dans un poste à gros sous, capable de changer de voitures tous les deux ans, toujours un modèle récent. Au quartier, on devait dire "M. le Directeur" ou encore "Grand chef" pour lui adresser la parole. Et toute personne qui oubliait cette formule était de suite rabroué. Il se raconte que plusieurs avaient eu à faire à lui dans son bureau et que, tous les dossiers reçus des gens du quartier contre qui il avait une ire avait fini aux oubliettes. C’était d'un homme mauvais, cynique. Il ne se privait jamais de rabaisser ou d'humilier tous ceux qu'il considérait comme inférieur à lui. Les faits les plus probants se vivaient en saison des pluies quand il passait avec sa voiture. Tout le monde devait impérativement se mettre à l’abri car il roulait dans chaque flaque d’eau ou de boue, sans gêne, et semblait manifester un certain plaisir à éclabousser les piétons qui devaient esquiver ces flaques qui jonchaient le chemin.
    Le chef de quartier avait reçu plusieurs plaintes pour dénoncer ce caractère. Mais elles étaient restées lettre morte: notre homme n'avait jamais daigné honorer une seule convocation. Et quand foule s'approchait d'un peu trop près de l'entrée de son domicile, les deux vigiles sortaient, avec chacun en laisse un doberman. Belles bêtes, mais au regard suffisamment dissuasif pour décourager les plus téméraires.


    De l'autre côté il y a une jeune étudiante dont l'apparence physique ne présente aucune caractéristique particulière. On l'appelait affectueusement "coco". Pendant ses jours libres, elle s'était donné comme devoir de toujours s'assurer que sa maman, vendeuse de beignets, ne manquerait pas de bois pour la cuisine. Il se murmurait qu'elle devait être mystique car elle sortait de la maison autour de 5h du matin pour aller chercher du bois et si possible quelques vivres pour la cuisine. Et à chaque fois elle revenait autour de 07h30, toujours chargée d'un fagot de bois. A part cette rumeur, c'était une fille sans histoires, jamais un mot plus haut qu'un autre, et aucune dispute connue avec quiconque dans le quartier ou en dehors. Même pas un aspirant petit-copain. Une fille tranquille.


    Deux personnes dans des mondes différents, que rien ne prédestinaient à une rencontre. C'était sans compter sur une simple banane ...


    Ce jour-là, on vit "Grand chef" se pavaner sur le chemin pour aller prendre un taxi. Il y avait eu une grosse pluie la veille, et un poteau électrique tombé à son entrée de son domicile l'empêchait de sortir avec son véhicule. Coco, comme à son habitude revenait de la brousse, lourdement chargée. Elle passa devant lui et, sans le faire exprès mis une petite tache sur la veste soignée de "Grand chef". Ce fut assez pour qu'il commence à l'invectiver. Coco ne savait plus quoi dire car dépassée par tous ces mots et menaces qui volaient dans tous les sens. En voulant se retourner pour continuer son chemin, elle ne vit pas le caillou sur lequel elle posait le pied, ce qui occasionna sa chute. "Grand chef" se lança dans un rire moqueur à peine voilé; puis ne se privant d'aucun mot de son vocabulaire il continua de la traiter de tous les noms de mauvaise augure, elle qui essayait tant bien que mal de remettre son lourd fagot de bois sur la tête. "Grand chef" passa son chemin, la bousculant au passage pour signifier tout son mépris. A peine l'avait-il dépassé que ce fut la stupeur générale. Il avait posé le pied sur une peau de banane qui trainait là, maquillée par de la boue. La glissade et l'atterrissage furent si brusques que tout amateur de judo aurait déclaré Ippon! sans aucun hésitation. Avec son beau costume, il se retrouvait le dos dans une flaque de boue. Et la trentaine de personne, dont moi, qui assistait à la scène depuis le début ne put retenir son fou rire.


    Si la honte pouvait tuer, notre homme serait probablement mort sur le champ, tellement embarrassé qu'il ne savait plus où se tenir, ni quoi faire. Etonnement, c'est Coco qui vint vers lui, lui demandant d'ôter sa veste qui était bien tâché cette fois. Elle lui prêta le foulard qui ceignait ses reins, qu'il s'en serve pour masquer la boue qui maculait son pantalon au niveau des fesses.
    "Grand chef" rentra chez lui tout pénaud, et on le vit plus de la journée. Il resta cloîtré chez lui plusieurs jours. Et la dernière fois que j'entendis parler de lui, il avait convoqué les habitants du quartier dans la cour du chef pour demander pardon.
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  4. #4
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    Par défaut Re : Le duvet et des anecdotes de la vie

    Je sors de mon antre après ce silence imposé et force est de constater que les créations n'ont pas été nombreuses mais je trouve ici deux textes intéressants qui donnent, chacun à sa manière, une leçon de vie à méditer.
    Longue vie à ce nouvel auteur !
    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de mars 2010 à septembre 2016. Banni du 10/10/2016 au 10/11/2016

    <a href=http://www.casimages.com/img.php?i=130626011732867397.jpg target=_blank><a href=http://nsa34.casimages.com/img/2013/06/26/130626011732867397.jpg target=_blank>http://nsa34.casimages.com/img/2013/...1732867397.jpg</a></a>
    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
    Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis et que si on ferme son clapet, on a la liberté de tout dire ! Mais faudrait pas pousser tout de même !

    Ici je ne recrute plus ! Mais j'ai retrouvé un antre là: http://ensemble.poeticforum.com (demandez la clé à Cantabile)

  5. #5
    Habitué Avatar de Stankov
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    Red face Re : Le duvet et des anecdotes de la vie

    Merci Modours
    Le compliment me va droit au coeur et j'espère recevoir aussi des critiques quant à la forme ou le style.
    Je cherche encore ma voie.
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  6. #6
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    Par défaut Re : Le duvet et des anecdotes de la vie

    On dit souvent que le temps perdu ne peut se rattraper. Mais parfois le fait de rattraper une occasion qu'on croyait perdu nous fait souvent oublié qu'on a perdu du temps. A côté de ça, il est une chose qu'il est impossible de rattraper: les mots qu'on a prononcé. Une fois lâchés, peu importe ce qu'on pourra dire ou faire par la suite, ils sont sortis et on ne peut qu'en subir les conséquences.

    Il est 20h. Je suis à un carrefour avec plein d'autres personnes dans l'espoir de trouver un taxi qui me ramènera à la maison. La circulation est lente et ça roule pare-chocs contre pare-chocs pour pas qu'un chauffeur de la file d'à côté vous passe devant. Ça devait faire plus d'une demi-heure que j'attendais quand soudain on entend un bruit de tôles froissées et de phares cassés. Un véhicule venant de cogner un autre. Le véhicule à l'arrière était fortement endommagé. Le véhicule percuté était la propriété de l'état à en juger par sa plaque d'immatriculation, très caractéristique des véhicules assignés aux cadres de l'administration publique.

    Les deux conducteurs sont descendus de leurs véhicules pour faire une évaluation rapide de la situation.
    Le chauffeur fautif, Oumarou B., probablement dans les 60-70ans, les cheveux grisonnants, était visiblement très embarrassé par cette situation, a commencé à se fendre d'excuser.
    Le chauffeur du véhicule à l'avant, Valentin N., la quarantaine avec un ventre qui le précédait de plusieurs centimètres pestait dès sa sortie de la voiture.

    - « Je vous prie de m'excuser pour cet accident, je me suis laisser distraire par mon téléphone qui venait de sonner », se fendit M. Oumarou pour expliqua sa maladresse.
    - « Je peux appeler une dépanneuse pour conduire les voiture au garages et faire un bilan. », proposa-t-il à M. Valentin. Malheureusement M. Oumarou les échanges se sont passés exactement comme nous dans la foule l'avions imaginé.

    Il faut savoir que dans ce pays, les fonctionnaires de l'administration sont des chefs. Et les cadres alors ... des princes, voire des rois, capable de souffler le chaud ou le froid sur un dossier même banal : « Pas d’intérêt, pas d’action » vous fera-t-on comprendre. Du haut de leurs costumes (même par des températures de 35°C ils s'accrochent à ce code vestimentaire) la très grande majorité d'entre eux ont perdu la notion d'humilité et du respect des autres. Ceux qui font preuves d'humanisme sans calcul égoïstes sont considérés comme étant "givrés", "timbrés", ...

    M. Valentin, très énervé par ce qui s'est produit à commencer à insulter M. Oumarou, tout en vociférant des menaces d'emprisonnement et même de condamnation. « Sais-tu qui je suis? », « Sais-tu ce que je peux te faire? » pouvait-on entendre. Pendant ce temps M. Oumarou qui parvenait à garder son calme, s'efforçait de ramener notre administrateur sur le chemin du compromis. Il était prêt à faire réparer les deux voitures à ses frais, peu importe ce que pourraient dire les assurances; mais il souhaitait que lesdites voitures soient retirées le plus rapidement possible de la route pour libérer la circulation, déjà fortement perturbée par cet incident. Mais M. Valentin, sous l'emprise de la colère, ne compris pas les propos de son interlocuteur et continua de proférer des menaces puis on entendit (j'ai envie de dire ENFIN) les mots magiques:
    - « Je ne sais même pas pourquoi je perds mon temps avec un énergumène comme toi. Attends j'appelle un ami, tu vas voir ce que tu as cherché ». Cà ne pouvait signifier qu'une chose: il appelait un officier de police, de la gendarmerie ou un magistrat. Puis on entendit
    - « Allô! Jean, pardon je suis au niveau du rond-point. Il y a un chauffard qui vient de casser ma voiture! ». Ce furent les seuls mots qu'il prononça en français car ensuite, il continua de s'exprimer dans sa langue maternelle. Après avoir raccroché, M. Valentin revint vers M. Oumarou en lui promettant de lui voir le feu avant qu'il ne bouge de là. Le plus étonnant et inquiétant à la fois était que M. Oumarou, adossé à sa voiture, avait observé la scène avec un air amusé. A un moment j'avais pris cela pour du mépris.
    L'attroupement n'avait pas baissé au contraire et moi, spectateur dès les premières minutes, j'attendais de voir qui était ce fameux M. jean appelé à la rescousse. Environ 15mn plus tard, j'avais ma réponse. Il s'agissait d'un commissaire de police. A peine M. Jean arrivé que M. Valentin se précipite vers lui tout racontant on-ne-sait-quoi en patois. Après l’avoir entendu, le commissaire, l'allure fière de quelqu'un qui vous tirer d'embarras, va vers M. Oumarou et lui demande ce qu'il a l'intention de faire pour régler ce problème. Et ce dernier répond:
    - « Toutes les personnes qui sont ici depuis le début peuvent le témoigner. J'ai proposé à plusieurs reprises à votre ami d'appeler mon mécanicien pour qu'il amène les voitures au garage et que je prendrais sur moi les réparations, avant de voir avec les assurances. N'est-ce pas? ». Moi ainsi que d'autres personnes répondons par l'affirmative Il continua:
    - « Mais comme votre ami veut montrer qu'il est grand, j'ai décidé de ne plus rien faire. Et j'attends de voir ce qu'il va me faire »
    M. Jean n'avait sûrement pas prévu ce scénario, pensant/sachant que ses épaulettes étaient un argument dissuasif. Enervé par la réponse de M. Oumarou, notre commissaire saisit M. Oumarou par le col et le plaqua fortement contre sa voirure, en proférant:
    - « Mais pour qui est ce que tu te prends? Tu sais bien à qui tu as à faire mais tu continues de jouer au beau? Je vais alors te montrer que je n'ai pas mes gallons pour rien. »
    A peine avait-il fini avec ses menaces qu'on vit un individu arriver en vitesse dans notre direction, zigzaguant ou sautant par dessus des capots de voitures. C'était un sous-officier de l'armée, au regard des deux "V" sur ses épaulettes. Arrivés à la hauteur du commissaire, qui tenait toujours M. Oumarou par le col, notre militaire se saisit brusquement du commissaire et après l'avoir secoué pour qu'il lâche M. Oumarou, il l'a envoyé balader un peu plus loin à la stupeur générale. Qui était cet homme qui venait « acheter » le problème de M. Oumarou? Aucun de nous n'eut à se poser la question longtemps. Le militaire fit 2 pas en arrière, se mit au garde-à-vous et dit:
    - « A vos ordres, mon général ! »

    La stupeur et le désarroi pouvait clairement se lire dans les yeux de MM Jean et Valentin. Mais comment se fait-il que officier supérieur de l'armée se laisse ainsi « malmené »? Puis un passant se mit à applaudir, puis un autre, et comme un effet boule de neige, nous tous qui étions présents nous mîmes à applaudir. Nous venions de recevoir une belle leçon d'humilité et de simplicité de la part d'une personne pourtant dotée d'un pouvoir certain.
    M. Oumarou si dirigea vers MM Jean et Valentin et leur dit:
    - « Je vois que vous savez vous montrer irrespectueux envers ceux qui sont en face de vous et surtout quand ils sont fautifs; et qu'en plus l'abus d'autorité est une seconde nature chez vous. Et bien je vais vous montrer comment moi je cuisine l'abus d'autorité. Les deux véhicules seront conduits au garage de l'armée pour devis des travaux à faire et c'est vous, monsieur l'administration de pacotille qui payerez le coût total des travaux, seule condition pour rentrer en possession de votre véhicule. Quant à vous monsieur le commissaire, on se verra au conseil de discipline. »

    Après ces mots, il donna l'ordre au sous-officier de veiller sur les voitures en attendant l'arrivée de dépanneuse. Puis il s'éloigna tranquillement tout en essayent de héler un taxi pour regagner sa destination.
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  7. #7
    Vétéran
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    Avatar de Oursinus
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    09/11/2013
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    Par défaut Re : Le duvet et des anecdotes de la vie

    Texte intéressant et vivant qui nous fait assister à une scène qui a peut-être été vécue mais qui a du moins l'apparence du vécu.
    Comme dans tes précédents textes que j'associe à cette veine du conte philosophique ou de l'apologue que tu adoptes facilement, il y a une morale saine qui conclut tout cela dans le cadre d'une vision de la vie simple mais pas simpliste pour autant.
    Le récit est bien conduit et la chute inattendue, l'ensemble du point de vue de la trame narrative est correctement maitrisé. Ce qui l'est un peu moins c'est l'utilisation des temps qui fluctuent un peu...
    Modours pourra te l'expliquer aussi dès qu'il sera sorti de prison...
    De deux choses l'une... L'autre étant le soleil
    RP
    : Gryorc (Fiche : post n°118 http://forum.travian.fr/showthread.php?t=11263&page=12) dans Les Seigneurs du vent :http://forum.travian.fr/showthread.php?t=72963 puis dans La Pierre de Sang http://forum.travian.fr/showthread.p...Pierre-de-Sang
    S4(Oursinus triad, CK, Oursix Glad@Tak);S4(Oursinus XQLU NO) S5(Oursinus, HUNS SE)

  8. #8
    Habitué Avatar de Stankov
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    09/07/2014
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    Par défaut Re : Le duvet et des anecdotes de la vie

    C'est vrai que c'est là que se trouve le véritable défi pour moi.
    Mais j'attends vivement les remarques afin de corriger ce qui doit être.
    Serveurs en cours : touriste

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