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Discussion: Le Feu des Odes de Kytano

  1. #1

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    Par défaut Le Feu des Odes de Kytano

    « Tu verras papa, un jour je sera grand »

    Il l'était,
    Aujourd'hui,
    Grand.

    Du moins avait-il franchit les années une par une, dans l'onde lucide du mot...
    Jour après jour, à narrer le monde au monde, à gommer les fautes, effacer les erreurs, enjoliver les vérités, les rendre aimables... Chaque moment passé à créer ces mondes en traversant le sien, sans rien voir, sans goûter au sucré de la sève de certains arbres, sans rien savoir de l'heure qu'il était. Comme un pilote, au volant d'une autre histoire, pour des passagers inconnus, en mal d'aventures...

    Encore une fois de plus, de trop peut-être... Mais nul n'aurait su l'empêcher de poursuivre, plume d'Aigle aux doigts, encre épaisse et lisse, le crissement de la plume sur la feuille séchée, le parchemin sacré, le rythme de l'histoire qui cogne son tempo, « en voituuuure » les lecteurs s'entassent dans les wagons invisibles et attendent le départ... Ce moment où vous plongez votre astral dans une autre dimension, éthérique, onirique... Chaque sens en éveil, à suivre les routes d'une aventure nouvelle...

    Et cela commence parfois par le même mot, la même phrase...

    Il était une fois...

    Et puis tout commence...


    Voici le feu brûlant des odes, le coin tout chaud et jaune, l'ombre du mot et de la fleur...L'ombre de l'ombre quand la lumière se fait, sur ce qui se raconte et se partage... Oyez jeunes citoyens du monde, Kytano est là qui veut vous dire le bonjour et le bonsoir, avec force écriture et grandes histoires !!! Posez vos fessiers, écarquillez vos mirettes, ouvrez vos esgourdes et motus à vos baveuses, laissez vous emporter... Le Feu des Odes vient de s'allumer....


    La Trace



    Ne me dis rien, De ton chemin
    Ne me dis rien, Je le sais bien
    Ne me dis rien, Si dans tes mains
    Tous les refrains, Ont un parfum...

    Mais dis-moi tout, Quand tu reviens
    Mais dis-moi tout, Je ne sais rien
    Quand tous les fous, Tapent dans leurs mains
    Et que partout, Est un refrain...

    Et si le chemin est une trace
    Un creux de pied qui se prélasse
    Une ritournelle qui se ressasse
    Ou un refrain que l'on efface
    Et si le chemin te dépasse
    Reviens au début de ta trace...

    Si tu ne me dis rien
    Si tu me dis bien tout
    Tu changeras le refrain
    Au parfum d'amour fou...

    Ne me dis rien
    De ton chemin
    Ne me dis rien
    Je le vois bien...
    Je le vois bien...

    (texte écrit pour une battle proposée par modours... Cf Taverne/Battle)

    Enjoy
    Dernière modification par Kytano ; 12/02/2015 à 18h59.


    Je garde mes sourires pour la fin...
    Jendorline

  2. #2
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    Par défaut Re : Le Feu des Odes de Kytano

    C'est toujours un bonheur de s'attabler avec toi dans un recoin de la Taverne, là où les fumées de l'ivresse verbale déploient leurs volutes ensorceleuses, d'écouter avec toi le temps qui passe, les soupirs du plancher, de partager avec toi ces moments indicibles de poésie...
    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de mars 2010 à septembre 2016. Banni du 10/10/2016 au 10/11/2016

    <a href=http://www.casimages.com/img.php?i=130626011732867397.jpg target=_blank><a href=http://nsa34.casimages.com/img/2013/06/26/130626011732867397.jpg target=_blank>http://nsa34.casimages.com/img/2013/...1732867397.jpg</a></a>
    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
    Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis et que si on ferme son clapet, on a la liberté de tout dire ! Mais faudrait pas pousser tout de même !

    Ici je ne recrute plus ! Mais j'ai retrouvé un antre là: http://ensemble.poeticforum.com (demandez la clé à Cantabile)

  3. #3

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    Par défaut La vision de St trinian's

    Je vois
    Des paysages et des routes,
    Des forêts et des lacs,
    Des masures et des villes,

    Je vois
    Des paysans, des soldats,
    Fils de rien, fils de rois,
    Des gens multicolores, blancs,

    Je vois
    Des danseurs immobiles
    Dans leur conte, leur légende,
    Des voleurs, des pilleurs, des fées
    Dans l'histoire qui défile,

    Je vois
    L'encre floue d'un mot
    Le papier gras d'une idée
    L'aube et le crépuscule
    Comme rideau invisible,

    Je vois
    Des batailles et des fêtes,
    Des victoires impossibles,
    D'innombrables défaites,
    Aux épilogues fragiles,
    Des moments de doutes
    A l'aveugle pensée
    Aux embruns des routes
    De nos vagues sourires...


    Je vois enfin,

    Les armes brandies

    Et les drapeaux au vent...




    Je garde mes sourires pour la fin...
    Jendorline

  4. #4
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    Par défaut Re : Le Feu des Odes de Kytano

    Kytano tu es un visionnaire extatique qui, faute de chat, ferait parler des montagnes pelées mais parturientes et des souris, entrainées dans une folle sarabande...
    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de mars 2010 à septembre 2016. Banni du 10/10/2016 au 10/11/2016

    <a href=http://www.casimages.com/img.php?i=130626011732867397.jpg target=_blank><a href=http://nsa34.casimages.com/img/2013/06/26/130626011732867397.jpg target=_blank>http://nsa34.casimages.com/img/2013/...1732867397.jpg</a></a>
    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
    Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis et que si on ferme son clapet, on a la liberté de tout dire ! Mais faudrait pas pousser tout de même !

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  5. #5

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    Par défaut Je me Souviens

    Je me souviens de ces marins, bouteille au ceinturon, qui dévalaient les rues pavées du port de Sète. S'arrêtant souvent aux terrasses des cafés et riant avec force sur les blagues des copains. Ces marins-là qui se battaient encore à l'aube, pour de sombres bêtises à propos d'une femme oubliée...

    Je me souviens du tumulte, de certains vacarmes de caisses que l'on empilent et les cris des dockers au travail. Le bruit sourd d'une grue, d'un engin de levage, le claquement d'une porte ou la fureur d'une sirène. Tout ce qui fait d'un port, un havre de vie. Et l'ouvrière, à l'emporte pièce, à débiter les ronds de cuir servant à faire des bourses, cousues main, que les touristes s'arrachent.

    Je me souviens aussi de ces dimanches, à l'abris d'une crique, à refaire le monde à grand coup de châteaux, creusant les routes à même le sable. De ces cris de mouettes, le ressac et le crissement de nos pas. A la découverte des cavernes du bord de mer.

    A toutes ces rues invisibles, ces chemins de traverse, à tout ce qui se dessine en ligne, se trace en pointillés, au contours de nos routes, à cette écriture du conte, à toutes ces choses qui nous emportent, qui nous transpercent, à vous un peu de temps offert.

    Je me souviens de ces marins, bouteille au ceinturon, qui s'endormaient sur le pavé des rues. La femme oubliée pour de bon et le silence peu à peu qui permet enfin au monde de se réveiller.

    Et encore, quand je dis "je me souviens", j'invente un peu, j'affabule, à l'heure des marins du port, moi je dors encore.


    Enjoy


    Je garde mes sourires pour la fin...
    Jendorline

  6. #6
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    Par défaut Re : Le Feu des Odes de Kytano

    Avec toi on s'envole sur les rives du rêve qui telles le ruban de Möbius se déroulent si proches et sans jamais se toucher, port d'Amsterdam mâtiné de Jacques Brel, parfum des garrigues et gouaille pagnolesque, un zeste de Brassens pour la touche sétoise, le tout ciselé de ta plume si caractéristique pour produire une telle eau-forte...
    Ex-Modérateur de la Taverne: bénévole de mars 2010 à septembre 2016. Banni du 10/10/2016 au 10/11/2016

    <a href=http://www.casimages.com/img.php?i=130626011732867397.jpg target=_blank><a href=http://nsa34.casimages.com/img/2013/06/26/130626011732867397.jpg target=_blank>http://nsa34.casimages.com/img/2013/...1732867397.jpg</a></a>
    Merci à Zuzu pour la mise en page de mon dessin
    Je n'en démordrai pas: je suis vraiment convaincu que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis et que si on ferme son clapet, on a la liberté de tout dire ! Mais faudrait pas pousser tout de même !

    Ici je ne recrute plus ! Mais j'ai retrouvé un antre là: http://ensemble.poeticforum.com (demandez la clé à Cantabile)

  7. #7
    Coutumier Avatar de Le Piaf Noir
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    Par défaut Re : Le Feu des Odes de Kytano

    Il n'y a pas à dire, tu as du talent


    [Terminé] s5v4.2 : RougeGorge - HC Tyrans™
    [Terminé] s3v4.4 : Ptitzizix - OURS
    [Terminé] s1v4.4 : PtitRouge - [7.B], Coa SUPPO™

    [En cours] s8v4.4 : RougeGorge - SUPPO™



  8. #8

    Plumiste
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    12/04/2013
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    Par défaut La Ville Fantôme

    On dit que le jour se lève, un peu forcé, quand la nuit se retire...
    Que les tavernes ferment quand elles sont vides.
    Que les pêcheurs ne reviennent qu'une fois leurs nasses pleines.
    On dit aussi que les hommes ont appris à maîtriser tant de choses...
    Qu'il sont su inventer les routes et les ponts.
    Les châteaux et les histoires qui les habitent...


    On ne dit rien du reste.
    De cet autre monde qui navigue tout près.
    Là où personne ne regarde, là où personne ne va.
    Cet univers complexe qui fait des anneaux et des épées...
    Des princes et des voleurs...
    Des princesses et des catins...


    Les contes et légendes, se racontent à la tombée de la nuit.
    Au crépitement d'un bois qui brûle à même le sol.
    Ces mêmes contes qui bercent les enfants qui n'ont pas sommeil...
    Qui rythment le monde. Permettant le rêve et l'ambition.
    Autorisant les hommes à se bâtir des empires impossibles.
    C'est encore eux qui font l'essence de nos regards.
    Eux qui font pétiller nos paysages et voler nos mirages...








    Il pleut !


    Je griffonne encore un peu, histoire de ne pas oublier. «Tuer le temps»comme ils disent. Comme si le temps pouvait mourir ! Cela faisait deux heures que j'étais là. Depuis le dernier bombardement, l'exode avait vidé les dernières maisons, fermé les derniers commerces...La ruelle était déserte. Deux mois que la ville avait perdu son âme, son vacarme laissant la place aux intempéries. Le vent se chargeant de donner un semblant de vie, de faire battre les volets oubliés, courir les papiers abandonnés. Deux mois de vide d'une ville fantôme qui, jadis, fourmillait dans ses artères. Je me sentais seul.


    Les premières semaines avaient été consacrées à la recherche de quelqu'un d'autre, d'une âme. Chaque jour, je choisissais une boîte aux lettres, -au hasard- afin d'y percevoir les derniers courriers encore intacts. De nombreuses factures, une myriade de publicités,quelques courriers «officiels» d'une administration et puis, mon nectar, ma quête quotidienne, tous les moments d'intimité de tous ces gens que je ne connaissais pas avec leurs courriers plus«personnels», des lettres d'amis, quelques lettres d'amour, un mot lapidaire relatant l'histoire d'une maison, réclamant une part d'un trésor familial, quelques lettres d'injures, des actes notariés où le partage d'un patrimoine ne serait jamais effectif... A chaque fois, j'espérais trouver un courrier «récent», une trace de passage, quelque chose... Au bout de trois semaines, j'étais entré dans plus d'une centaine de mondes, une centaine de maisons, des petites avec jardin, des grandes sans portes, des maisons de maîtres,de grands immeubles, à chaque fois une frénésie s'emparait de moi,«et si je rencontrais quelqu'un ?»... Mais rien ni personne.


    Résigné,j'avais fini par ouvrir les boîtes aux lettre par automatisme, sans même prêter attention aux contenus qui me faisaient vibrer quelques jours auparavant... J'avais même poussé le vice jusqu'à ouvrir des boîtes aux lettres déjà visitées... Des fois que... C'est là qu'hier, alors que je faisais ma ronde quotidienne tel un «facteur inversé», l'impensable se présenta devant moi. «Cette boîte devrait être vide !» Pourtant, quelqu'un était passé ! Un petit morceau tout gris, papier épais légèrement froissé, brûlé peut-être, ses bords étant chaotiques... Quand je l'eus dans les mains, je réalisais qu'il s'agissait plutôt d'un morceau d'étoffe,toile de jute dont on faisait les sacs de grains à une certaine époque... Tracé au fusain, une sorte de plan, des inscriptions étranges, quelques chiffres... Cela n'avait aucun sens ! Le premier signe d'une présence était incompréhensible ! Fébrile, j'ouvris une seconde boîte, une troisième puis une quatrième... A chaque fois, le même morceau d'étoffe ! Les mêmes inscriptions !


    Après quelques instants je décidais d'inspecter le morceau sous toutes ses coutures... On aurait dit un plan, une adresse, un lieu de rendez-vous quelque part en ville... C'est ici, dans cette ruelle,que j'étais arrivé... Le vent redoublait de violence, la route était immaculée, anthracite... Et toujours personne !



    • Enfin !



    La voix m'avait surpris. Une femme s'avançait dans ma direction. A la main, un morceau d’étoffe semblable au mien. Elle me fixait du regard.



    • Enfin ! Disais-je..
    • Je... vous... Mais je... Enfin le...
    • Surpris ? Cela fait deux mois que je déambule dans cette ville, à la recherche de quelqu'un ! J'avais perdu espoir... Et puis, j'ai eu l'idée de ce petit mot... Je me disais qu'avec un peu de chance quelqu'un le trouverait... Si quelqu'un était dans le coin..
    • Deux mois ! Deux moi que je cherche ! Comment c'est possible ? Comment ne pas s'être croisé ne serait-ce qu'une seule fois ?
    • Je pense que nous nous sommes suivis, sans le savoir...
    • Suivis ? Quand je restais des heures entières sur place ? Vous ? Que faisiez-vous ? Vous me suiviez immobile ?
    • Je..



    On dit que les hommes ont appris à maîtriser les choses...
    Et les histoires qui les habitent...
    Dernière modification par Kytano ; 22/04/2015 à 10h00.


    Je garde mes sourires pour la fin...
    Jendorline

  9. #9
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    Par défaut Re : Battle de la taverne

    Merci pour ce doux moment de lecture

  10. #10

    Plumiste
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    Par défaut Battle du mois de juin



    Les bals rétros

    J'en ai connu des bals taquins
    Des bals atomes et des coquins
    J'ai bien connu les bals rétros
    Qui ne visaient jamais bien haut
    Puis j'ai voulu aussi me voir
    Dans le reflet d'un grand miroir
    J'y ai vu la foule en réflexion
    Tourner encore à l'unisson...


    J'en ai connu des bals musettes

    Des balluchons, des bals champêtres
    J'ai bien connu les bals "hasards"
    Où les copains allaient en foire
    Dans les bals cons y a la baston
    Pour les Gastons et les Ritons
    Qui finissaient tous au violon
    L'histoire ne dit pas où ils sont...


    Demoiselle veux-tu danser ?
    Un pas de deux, yeux dans les yeux,
    Toi et moi rien que nous deux...

    Demoiselle veux-tu tourner ?
    Autour de moi je te tiendrais
    Avant de te raccompagner...


    Mon grand miroir est minuscule

    Sur le coté d'un véhicule
    Il ne reflète plus rien de moi
    Ne me raconte plus d'histoire,
    L'histoire des bals du samedi soir
    Quand on allait là-bas en foire
    Quand on oubliait nos semaines
    Noyés dans l'eau d'une vie à peine...


    Demoiselle veux-tu danser ?
    Un pas de deux, yeux dans les yeux,
    Toi et moi rien que nous deux...

    Demoiselle veux-tu tourner ?
    Autour de moi je te tiendrais
    Avant de te raccompagner...

    Avant qu'tu m'fasses entrer...
    Pour toujours à jamais...



    Je garde mes sourires pour la fin...
    Jendorline

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